Dr. Louise Dubois

Un pneumologue pensait tout savoir… jusqu’à ce qu’une patiente lui montre ça. 😢

« APRÈS 25 ANS EN PNEUMOLOGIE, J'AI COMPRIS QUE LE PLUS GRAND DANGER DE LA BPCO N'EST PAS TOUJOURS CELUI QUE L'ON IMAGINE. » Cela fait maintenant 25 ans que j'exerce en pneumologie. En 25 ans, j'ai vu passer énormément de patients. Des personnes qui venaient parce qu'elles toussaient depuis des mois. D'autres parce qu'elles étaient de plus en plus essoufflées. Certaines arrivaient après des années à mettre leurs symptômes sur le compte du tabac, de l'âge ou simplement d'un manque de forme. Et puis il y avait celles qui avaient déjà reçu leur diagnostic de BPCO et qui venaient me voir parce qu'elles sentaient que quelque chose avait changé. Mais au fil des années, une chose m'a particulièrement frappée. Ce n'est pas toujours la BPCO elle-même qui pousse les gens à changer leur vie. C'est la manière dont ils commencent progressivement à s'adapter à leurs difficultés respiratoires. Et parfois, ils ne s'en rendent même plus compte. Je vais vous raconter l'histoire d'un patient que j'ai reçu il y a quelques années. Je l'appellerai Jean. Lorsqu'il est entré dans mon cabinet, il avait un peu plus de 60 ans. Il s'est assis devant moi, a posé sa veste sur la chaise et m'a dit : « Docteur, je crois que je suis juste devenu moins sportif. » Il a souri. Je lui ai demandé pourquoi il pensait cela. Il m'a expliqué qu'il avait commencé à avoir du mal à monter les escaliers. Rien de dramatique, selon lui. Il montait toujours. Simplement, il s'arrêtait maintenant quelques secondes sur le palier. Je lui ai demandé depuis combien de temps. Il a réfléchi. « Je ne sais pas… deux ans peut-être. » Deux ans. Et pendant deux ans, il avait simplement changé sa manière de monter les escaliers. Il ne s'était pas dit : « Ma respiration a changé. » Il s'était dit : « Je vais moins vite qu'avant. » Cette nuance peut sembler anodine. Elle ne l'est pas. CAR C'EST EXACTEMENT COMME ÇA QUE CERTAINS PATIENTS FINISSENT PAR S'HABITUER À UNE RESPIRATION QUI A CHANGÉ. Au début, ils arrêtent simplement de courir. Puis ils marchent un peu moins vite. Puis ils évitent les longues promenades. Puis ils prennent la voiture pour des trajets qu'ils faisaient autrefois à pied. Puis ils commencent à choisir les restaurants en fonction de la présence d'un ascenseur. Et un jour, quelqu'un leur demande : « Tu ne viens plus te promener avec nous ? » Ils répondent : « Je suis fatigué. » Alors que parfois, derrière cette fatigue, il y a surtout une respiration devenue plus difficile. La BPCO peut justement évoluer progressivement. La toux avec expectorations et l'essoufflement peuvent apparaître et augmenter au fil du temps, jusqu'à gêner certaines activités quotidiennes. C'est une des raisons pour lesquelles je pose énormément de questions à mes patients. Pas uniquement : « Est-ce que vous êtes essoufflé ? » Mais aussi : « Qu'est-ce que vous faisiez il y a cinq ans que vous ne faites plus aujourd'hui ? » Cette question change souvent complètement la conversation. UN JOUR, J'AI POSÉ CETTE QUESTION À JEAN. Il est resté silencieux quelques secondes. Puis il m'a dit : « Je ne joue plus à la pétanque avec mes copains. » Je lui ai demandé pourquoi. Il m'a répondu : « Parce qu'après, je suis essoufflé. » Je lui ai demandé s'il avait arrêté parce qu'un médecin lui avait dit de le faire. « Non. » Alors pourquoi ? Il a haussé les épaules. « Je ne sais pas. J'ai commencé à ne plus y aller. » Voilà. C'est souvent beaucoup plus subtil que ce que l'on imagine. Personne ne décide un matin : « À partir d'aujourd'hui, ma BPCO va m'empêcher de vivre comme avant. » On abandonne simplement une petite chose. Puis une deuxième. Puis une troisième. Et quelques années plus tard, on réalise que son quotidien a complètement changé. C'EST AUSSI POUR CELA QUE JE REFUSE DE DIRE À MES PATIENTS : « C'EST NORMAL À VOTRE ÂGE. » Vieillir n'explique pas automatiquement une toux persistante ou un essoufflement qui s'aggrave. Chez une personne présentant une toux avec expectorations et un essoufflement, notamment lorsqu'elle fume ou a fumé, la BPCO doit être recherchée et le diagnostic repose notamment sur une évaluation médicale et une spirométrie. Et une fois le diagnostic posé, il existe une véritable prise en charge. C'est important de le rappeler parce que je vois parfois l'inverse. Des patients qui pensent qu'ils ne peuvent plus rien faire. Alors que l'objectif de la prise en charge est notamment de soulager les symptômes, limiter les exacerbations, préserver les capacités physiques et améliorer la qualité de vie. Cela passe notamment par l'arrêt du tabac lorsqu'il est concerné, le maintien ou la reprise d'une activité physique adaptée, les vaccinations, les traitements prescrits et, chez certains patients symptomatiques, la réhabilitation respiratoire. MAIS C'EST JUSTEMENT LÀ QUE JE ME SUIS POSÉ UNE QUESTION. Pourquoi certains patients, même lorsqu'ils suivent correctement leur prise en charge, continuent-ils à chercher des solutions complémentaires pour leur quotidien ? Je ne parle pas ici de remplacer un traitement. Je ne parle pas d'arrêter un médicament. Je ne parle pas non plus de prétendre qu'une plante pourrait « guérir » une maladie chronique. Ce serait irresponsable de présenter les choses ainsi. Je parle d'autre chose. De cette recherche très humaine d'une routine simple que l'on peut intégrer à son quotidien. Et cette question, je l'ai retrouvée encore et encore dans mon cabinet. UNE PATIENTE M'A UN JOUR DIT : « Docteur, je fais tout ce que vous me dites. Mais qu'est-ce que je peux faire moi-même, tous les jours ? » Je me souviens très bien de cette phrase. Parce qu'elle résume quelque chose que les consultations ne montrent pas toujours. Nous, médecins, voyons le patient quelques minutes. Mais lui repart ensuite chez lui. Il se réveille le matin avec ses habitudes. Il vit avec sa respiration. Il fait ses courses. Il monte ses escaliers. Il prend sa douche. Il prépare son repas. Il voit ses proches. Et c'est pendant tous ces moments-là qu'il doit gérer les conséquences de sa maladie. C'est cette partie du quotidien qui m'a poussée à regarder plus attentivement certaines approches complémentaires. ET C'EST LÀ QUE L'HISTOIRE DEVIENT INTÉRESSANTE. Parce qu'en me renseignant davantage sur certaines traditions autour du confort respiratoire, je suis tombée sur plusieurs plantes que je connaissais déjà individuellement. L'eucalyptus. La menthe poivrée. La réglisse. Le calendula. Mais ce qui m'a intéressée n'était pas une promesse miracle. C'était leur utilisation traditionnelle et la manière dont certaines personnes les intégraient dans une routine quotidienne. J'ai commencé à comparer les informations disponibles. À regarder les compositions. À lire les données disponibles. À discuter avec des personnes qui les utilisaient. Et surtout, j'ai commencé à me poser une question beaucoup plus simple : « Pourquoi parle-t-on si peu de cette partie-là du quotidien ? » PARCE QU'IL Y A UNE DIFFÉRENCE ENTRE TRAITER UNE MALADIE ET PRENDRE SOIN DE SON QUOTIDIEN. Cette distinction est essentielle. Une personne atteinte de BPCO doit bénéficier d'un suivi médical adapté. Elle doit utiliser ses traitements conformément aux recommandations de son médecin. Elle doit consulter lorsque ses symptômes changent. Et elle ne doit jamais remplacer un traitement prescrit par une solution trouvée sur internet. Les recommandations de la HAS sont très claires sur l'importance des traitements inhalés adaptés et du bon maniement des dispositifs d'inhalation. Mais cela n'empêche pas quelqu'un de vouloir réfléchir à ce qu'il peut faire en complément. C'est précisément cette nuance qui m'a intéressée. PUIS J'AI REPENSÉ À JEAN. Quelques mois après notre première consultation, il est revenu. Il s'est assis exactement au même endroit. Et avant même que je lui pose une question, il m'a dit : « J'ai repris la pétanque. » Je lui ai demandé comment cela se passait. Il m'a répondu : « Je ne fais pas tout comme avant. Mais j'y vais. » Cette phrase m'a beaucoup plus marquée que n'importe quelle promesse spectaculaire. Parce que c'est finalement ce que beaucoup de patients recherchent. Pas nécessairement de redevenir la personne qu'ils étaient à 30 ans. Simplement de ne pas abandonner une activité après l'autre. De continuer à sortir. À marcher. À voir leurs proches. À profiter de leurs journées dans les limites qui leur conviennent. MAIS IL M'A AUSSI DIT QUELQUE CHOSE D'AUTRE. Il m'a dit : « Le plus bizarre, c'est que je pensais que je devais attendre d'aller mieux avant de recommencer. » C'est une phrase que je n'ai jamais oubliée. Parce que lorsqu'on commence à avoir peur de son souffle, on peut facilement entrer dans un cercle où l'on fait de moins en moins de choses. Et moins on fait certaines activités, plus elles peuvent sembler difficiles lorsqu'on les reprend. C'est justement pour cela que l'activité physique et, lorsque c'est indiqué, la réhabilitation respiratoire occupent une place importante dans la prise en charge de la BPCO. ALORS POURQUOI EST-CE QUE JE VOUS RACONTE TOUT CELA ? Parce qu'au cours de mes 25 années de pratique, j'ai appris à me méfier des solutions qui promettent tout. Une solution qui prétend remplacer un traitement ? Je m'en méfie. Une solution qui promet de guérir une BPCO ? Je m'en méfie. Une solution qui vous dit d'arrêter votre suivi médical ? Je m'en méfie encore davantage. En revanche, lorsqu'une personne me demande : « Existe-t-il une routine complémentaire que je pourrais intégrer à mon quotidien ? » La question mérite d'être étudiée sérieusement. ET C'EST CE QUE J'AI FAIT. J'ai voulu comprendre pourquoi certaines plantes revenaient régulièrement dans les préparations traditionnelles destinées au confort respiratoire. Pourquoi l'eucalyptus était aussi souvent utilisé. Pourquoi la menthe poivrée était présente dans autant de préparations. Pourquoi la réglisse était traditionnellement employée. Et quel était réellement le rôle du calendula. Mais surtout, j'ai voulu séparer les faits des promesses marketing. Parce qu'internet mélange aujourd'hui énormément de choses. Certaines informations sont intéressantes. D'autres sont largement exagérées. Et certaines ne reposent tout simplement pas sur des données suffisantes. Après 25 ans en pneumologie, c'est probablement l'une des choses auxquelles je fais le plus attention : ne pas promettre ce que l'on ne peut pas démontrer. J'AI DONC RASSEMBLÉ TOUTES CES INFORMATIONS DANS UN ARTICLE. J'y explique ce que j'ai découvert. Les différences entre les approches médicales et les approches complémentaires. Pourquoi certaines plantes sont traditionnellement utilisées autour du confort respiratoire. Ce qu'il faut réellement attendre de ce type de routine. Et surtout, les erreurs que je vois régulièrement lorsque des personnes cherchent elles-mêmes des solutions naturelles sur internet. Je pense que cet article peut être particulièrement intéressant pour les personnes qui vivent avec une BPCO ou qui accompagnent un proche au quotidien. Pas pour remplacer votre prise en charge. Mais simplement pour comprendre un peu mieux ce qui existe autour de cette question. ET IL Y A UNE DERNIÈRE CHOSE QUE JE VOUS CONSEILLE. Ne vous contentez pas de regarder votre âge. Regardez votre quotidien. Est-ce que vous faites encore les mêmes choses qu'il y a cinq ans ? Est-ce que vous marchez à la même vitesse ? Est-ce que vous prenez les mêmes escaliers ? Est-ce que vous sortez autant ? Est-ce que vous avez commencé à dire « non » à certaines activités simplement parce que vous savez que votre respiration va vous limiter ? Ce sont parfois ces petits changements qui permettent de comprendre qu'une situation mérite d'être discutée avec un professionnel de santé. SI VOUS ÊTES DÉJÀ SUIVI POUR UNE BPCO, CONTINUEZ VOTRE SUIVI. Si votre respiration change, parlez-en à votre médecin. Si votre toux devient plus importante, si vos expectorations changent ou si votre traitement semble moins efficace, demandez un avis médical. Une aggravation rapide des symptômes respiratoires peut nécessiter une prise en charge urgente. Et si vous souhaitez simplement comprendre ce que j'ai découvert en travaillant sur cette question des routines complémentaires et des plantes traditionnellement utilisées pour le confort respiratoire… J'ai tout expliqué dans l'article. → LIRE L'ARTICLE COMPLET Vous y découvrirez notamment les quatre plantes qui ont retenu mon attention, pourquoi elles sont traditionnellement utilisées, sous quelle forme elles peuvent être intégrées à une routine et ce que j'aurais aimé que certains de mes patients sachent avant de commencer à chercher des solutions par eux-mêmes. Après 25 ans en pneumologie, je ne crois plus aux solutions miracles. Je crois davantage aux choses simples. À un suivi sérieux. À de bonnes habitudes. À l'activité adaptée à chacun. À l'arrêt du tabac lorsqu'il est nécessaire. Et à la possibilité de compléter intelligemment sa routine lorsque cela a du sens. Parce que vivre avec une BPCO ne signifie pas forcément renoncer à tout. Cela signifie surtout apprendre à mieux connaître sa respiration… et à ne pas attendre qu'elle nous oblige à changer toute notre vie avant de commencer à l'écouter.

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